Finalement à Otavalo!

By sarahleelandry

Lorsque nous approchions d’Otavalo en autobus, j’ai dit à François que j’avais l’impression d’arriver au but de notre voyage. Il me trouvait bien commique et m’a dit que c’était le but de mon voyage. Enfin… j’ai entendu tellement de bons commentaires sur cette ville et son marché que j’avais bien hâte d’y arriver. De plus, c’était aussi le début de nos journées en famille, ce que j’attendais aussi depuis un moment.

Ça fait une semaine que nous sommes arrivés aujourd’hui et nous avons passé du bon temps. Après la première nuit à Otavalo, nous sommes allés voir le marché avant de partir pour la première communauté. Le marché du dimanche, beaucoup plus petit que le samedi, était quand même beau. Nous avons regardé l’artisanat d’ici et d’ailleurs (car il y a des produits de plusieurs pays et de partout en Équateur).

Chilcapamba

Notre arrivée dans la première communauté s’est bien passée. Deux Français en stage là bas nous ont introduit et ensuite nous sommes partis visiter le coin. En fait, notre but: aller à la cascade sans eau. En y allant, nous avons eu des explications sur les haciendas des alentours, les nouvelles plantations indigènes (pour remplacer l’eucaliptus qui prend tout l’eau). Nous avons aussi vu les constructions du village pour l’eau potable ainsi que l’eau pour irriguer les champs. Finalement, après avoir enjamber le ruisseau quelque fois, nous sommes parvenu à sa source et avons constater que la chute qui s’y trouvait à côté précédemment était réellement sèche. Frank trouvait cela beau de voir la pierre travaillée par l’eau, ce que nous ne pouvons regarder aussi bien lorsque l’eau coule toujours. Notre guide du moment, le père de la famille qui nous accueillait, Segundo, nous a expliquer les démarches faites pour conserver l’eau et la préserver.

Le lendemain, nous voulions avoir une journée plus relaxe et faire des tâches dans la famille. Nous avions vu sur le site qu’il était possible de faire des travaux communautaires, ce qui ne semblait plus le cas… Finalement, j’ai désherbé un peu les fraisiers, cuisiné (ou plutôt décossé les pois) et nous avons marché dans le village jusqu’au plus grand village d’à côté. Bon… ce n’était pas très occupé, mais cela a permis à François de lire et aussi de nous reposer. Le lendemain, nous sommes allés visiter une vraie cascade cette fois-ci, celle de Peguche, tout près d’Otavalo. Et retourner visiter le marché… tant qu’à être aussi proche. Cette fois-ci, nous avons aussi vu le marché des fruits et légumes et mangé dans un petit kiosque du marché, le genre de place ou on ne recontre pas souvent de touristes!

Ce n’est que le lendemain que nous sommes allés faire la randonnée que nous espérions faire, soit voir le laguna de Cuicocha. Cependant, ce matin-là ayant été gris et nuageux, nous avons attendu l’après-midi. Cela m’a permis d’aller passer une heure à la garderie du village. L’éducatrice que je connaissais (elle m’avait été présenté la veille et était de la grande famille où nous logions) était absente cette journée là. Après un petit moment pour les éducatrices de constater que je voulais vraiment visiter la garderie et passer un peu de temps avec elles, une m’a demandé de l’aider à faire la classe, car elle était seule avec son groupe et celui de sa collègue. Nous avons donc tenté de montrer quelques noms d’animal en anglais aux enfants!! Ici, comme on est gringos, on doit parler anglais… ce qui est souvent vrai, mais les gens tentent chaque fois de nous montrer les quelques mots qu’ils savent. C’est parfois commique! J’ai tout de même appris que la garderie était subventionnée par le gouvernement si le ratio était atteint soit d’au moins 35 enfants pour 4 éducatrices. Par contre, le prix est vraiment peu cher pour les parents, car le déjeuner et le dîner (matin et midi!) ainsi que deux collations sont inclus pour 2,5$ par semaine. Cela permet aux enfants qui en ont le plus besoin de venir toute la journée.

El Batan

Nous sommes maintenant dans la deuxième famille. C’était pas très loin une de l’autre. En fait, on a pris le taxi avec les volontaires français environ 10 minutes et de cette ville, Cotacachi, on peut marcher environ 15 minutes et on est dans la nouvelles communauté. Celle-ci compte environ 300 personnes, pas mal tous des autochtones. Nous avons aussi visité un peu les alentours. Ils ont récemment racheté quelques terres à l’hacienda qui les entoure. N’ayant pas pu tout acheté ce qu’ils avaient besoin, ils doivent maintenant apprendre à vivre avec des propriétaires états-uniens ou suisse qui construisent des immenses demeures et clôtures dans le paysage. C’est pas très intéressant à voir!! Sinon, nous sommes entre les deux monts des alentours, le Cotacachi qui est considéré, selon les histoires de la région, comme la montagne femelle et le Imbabura qui est le mâle.

Hier, nous avons tenté de ”travailler” à la maison. Nous avons nourri les animaux, trait la vache et nous sommes allés la porter au champ. François a fait des travaux sur la maison, aidé de ses 6′2”. J’ai aidé à préparer des légumes, fait un peu d’artisanat avec les jeunes filles. En après-midi, je suis allée cueillir des herbes pour nourrir les lapins et les cochons d’inde, mais nous nous sommes fait prendre par la pluie. Nous sommes finalement parties avec un gros baluchon que nous avons porté tantôt à deux, tantôt seules à tour de rôle. Ce n’était pas si loin, mais tout de même lourd. Les gens de la communauté trouvaient drôle de me voir le porter comme eux le font…

la vie ”typique”’

Nous tentons de parler avec les gens de leurs coutumes et histoire. Bien qu’ils considèrent leur mode de vie différent des métisses, nous ne savons pas exactement tout ce qu’ils tentent de préserver. Nous comprenons cependant que la présence importante de vêtements traditionnels ou les cheveux longs se retrouvent en raison de cette volonté de conserver leurs racines. D’ailleurs, les vêtements de la région sont différents des autres régions indigènes que nous avons visitées précédemment. Les femmes ne portent plus le chapeau avec la plume, mais plutôt des serviettes ou autres tissus sur la tête, parfois placés, parfois juste déposés. Elles sont vraiment très jolies par contre avec leurs habits et leur bébé dans le dos. J’ai envie de prendre des photos à chaque fois qu’on rencontre des gens sur la rue… ce que je ne fais pas, bien entendu!

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J’espère que tout se passe bien pour vous qui me lisez au Québec!! J’ai bien hâte de vous revoir. Nous revenons maintenant dans moins d’une semaine et j’ai très hâte de vous revoir! A bientôt!

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