Pause soleil

By sarahleelandry

Depuis que nous sommes en Équateur, je ne vous ai pas beaucoup parlé de mes observations sur les vêtements et les informations, vues, déduits ou entendues sur le mode de vie des gens d’ici. D’abord, vous l’avez sans doute déjà lu, au nombre de fois où j’ai parlé des ”indiens”, nous sommes dans un pays qui est fortement composés de métisses et d’autochtones et seulement une partie sont d’origine latino. Plusieurs des premiers ont aussi une langue autochtone. On n’a pas vraiment appris de mot encore, concentrés que nous sommes sur l’apprentissage de l’espagnol, mais je pense qu’en famille, dans une semaine, ça sera inévitable.

Beaucoup de femmes portent des vêtements traditionnels, même des jeunes filles. Pour les hommes, c’est moins clair, mais on a vu des punchos, des chapeaux d’ici. Les femmes ont des jupes, différentes d’une région à l’autre. Elles sont simples, mais souvent brodées au bas. Elles portent des tissus pour se réchauffer en haut, et c’est souvent tenu par une broche. C’est beau de les voir d’une région à l’autre, et surtout de voir que beaucoup de jeunes sont encore proches des traditions.

Je vous reparlerai plus des coutumes lorsque nous serons en communauté et en famille… j’en apprendrai sans doute plus là bas!

Suite de nos visites

L’aventure a la Casa Condor

Sur notre air d’aller vers la montée (partielle) du Chimborazo, nous avons finalement arrêté à 3800 m… en autobus! Nous allions passer une nuit dans un refuge communautaire et si tout allait bien, nous montions le lendemain matin. On est parti, le lundi matin un peu amoché. François avait plutôt la nostalgie du Québec et notre séjour à Riobamba, outre les marchés, n’avait pas été des plus enlevant. Un petit creu dans le voyage quoi!

Lorsqu’on est arrivé, ce fut la confusion. Disons qu’on a mis à l’épreuve notre volonté d’échanges culturels… Par courriel, on ne m’avait pas dit le prix du refuge (Casa Condor). Le livre de voyage de 2006 indiquait des prix de dortoir très bas et un Français avec qui j’avais correspondu m’avait laissé entendre que cela pouvait aller jusqu’à 18$ avec trois repas d’inclus l’an dernier. J’avais tenté de vérifier ses infos par courriel, mais n’obtenait que des ” on a hâte de vous accueillir” ou ”on vous attend”. Peut-être aurions-nous dû changé nos plans, mais on avait tous deux envie de rencontrer des gens et comme c’était un projet communautaire, on avait un peu d’espoir. Cependant, à l’arrivée, tout n’était que confusion. Premièrement, les gens nous disaient des prix, sans savoir s’il y en avait un pour la journée. Deuxièmement, on ne savait pas qu’on arrivait cette journée là, du moins pas ceux qui nous accueillait. Troisièmement, on chargait cher, surtout le même prix pour tous les repas, ce qui était pour le déjeuner et dîner, franchement au dessus des prix. En attendant que les personnes ”responsables”, ceux avec qui j’avais correspondu du moins, viennent nous voir, j’ai commencé à poser des questions pour tenter de comprendre ce qui se passait, en quoi consistait leur projet communautaire, à quoi servait les fonds, etc. Lorsque les personnes qu’on attendait sont arrivées, on a pu discuter et s’entendre sur un prix. On restait déçu de ne pas avoir su qu’il y avait une cuisine, mais on essayait d’être heureux… et de profiter du temps là bas.

On a fait une courte marche, toujours en regardant le Chimborazo et en espérant qu’il se dégage enfin des nuages qui lui cachait la cime. J’ai plusieurs photos dans la progression. Ce n’est qu’avant le coucher du soleil qu’on l’a vu cependant, et ça semblait alors un coup de chance. Enfin! On était tanné des expéditions avec le souffle coupé et le village, la communauté, tout cela n’avait pas réussit à vraiment nous rendre la bonne humeur, mais on essayait quand même. En parlant avec un couple de Français rencontrés au refuge de notre prochaine destination, Mindo, on a retrouvé l’envie de continuer. C’est d’ailleurs de cet endroit que je vous écris présentement. Le couple était bien sympatique, on a partagé avec eux des pâtes et une très bonne goyave. Ensuite on a lu, on a pris des photos du Chimborazo et des lamas et alpacas, rien de spécial, mais quand même la bonne vie.

C’est à l’heure du souper, 30 minutes après l’heure prévue de notre souper en fait, qu’on a commencé à s’inquiéter qu’on nous ait oublié. 45 minutes… toujours personnes dans la salle commune, personne qui nous avise de rien, pas de souper… 1 h… : on mange quelques unes de nos provisions, mais rien pour faire un souper. 1h15 on décide de manger les nouilles ramens qui trainent dans l’armoire, mais on n’a pas de chaudron ou de feu pour les faire cuire… 1h30 plus tard, soit à 19h30, une femme fait interruption. Elle a un chaudron de soupe et un assiette avec du riz et deux bouts de poulet. On comprend qu’elle veut qu’on mange dans notre chambre, mais comme on ne trouve pas d’ustensile, François va chez elle trouver la clé de la salle commune. En revenant, il m’explique qu’il a compris qu’on nous avait oublié et que les volontaires qu’on avait vu une heure plus tôt lui avait dit qu’on attendait notre repas. Elle, qui cuisinait pour eux, nous apporte une partie du repas qu’elle leur préparait. Enfin… Le plus désarmant, c’est qu’on ne savait pas où aller cogner, personne à qui aller demander des explications, rien…

Le lendemain matin, la saga continue. Le déjeuner ne se prépare pas, même si on avertit qu’on a l’intention de prendre l’autobus tôt (vers 9h). À 7h15, la femme qui nous a accueillit, nous dit qu’on va manger á 7h30. Ce n’est pas tout à fait vrai: on va manger quand l’autobus va arriver. Mais elle ne nous le dit pas.  On voit passer deux bus qu’on croit être pour Riobamba. À 8h25, 10 minutes après le retour de l’autobus, quand je l’aperçois, je suis pas super heureuse. J’essaie de comprendre ce qui se passe et de ne pas m’impatienter. J’essaie de prendre en compte la relativité du temps pour eux, mais je ne trouve pas que le refuge ou l’hôtel nous donne le service qu’ils nous promettent et surtout pas au prix où ils nous le font. On mange finalement sur le coin de la table en espérant de ne pas manquer l’autobus et partons avec quelques provisions, le ”lunch” qu’on avait commandé… On est finalement parti en bon terme, mais en se disant qu’ils auraient besoin d’unE volontaire en tourisme pour améliorer leur projet!!

Journée à Quito

Nous avions décidé de passer une nuit à Quito, car il n’y avait pas tant à visiter et nous avions hâte de nous rendre à Mindo. Cependant, après l’expérience de la visite des villes le dimanche, on préférait s’y rendre tout de suite. Ce fut de belles visites, même si on a dû se réfugier pendant près d’une heure dans un musée en raison d’une averse. La place centrale était belle, la cathédrale et la basilique aussi, bien que différemment. Nous avons passé l’avant-midi du mercredi à magasiner des livres dans les librairies usagées et neuves qui avaient des livres en français et des livres faciles en espagnols pour moi. 

Le marché que nous avons vu à Quito était différent des autres que nous avions vu. Il était intérieur et avait surtout de la viande. Nous avons achetés quelques légumes… on aurait peut-être dû acheter des fruits, car ils sont difficiles à trouver ici, contre toutes attente car nous sommes dans la forêt tropicale.

Mindo

Nous sommes présentement dans une petite ville bien touristique. Malgré tout, cela me plaît. Cela fait bientôt 25 ans qu’ils ont des projets de tourisme et cela fait une drôle de rue principale. Il y a beaucoup d’hôtels, alors nous avons trouvé quelque chose de pas trop cher. On nous avait recommendé un petit paradis. C’est vrai beau: on mange près d’une rivière, les colibris viennent nous accompagner. Une salle commune nous permet de lire dans des hamacs. Le seul hic: notre chambre est drôlement aménagée. Elle a une fenêtre qui donne sur une autre chambre. Il ya des rideaux entre les deux, mais quand même. De plus, l’interrupteur du passage allume et ferme aussi notre lumíére de chambre. Vous imaginez ce que ça pourrait donner à 2h du mat si des voisins voulaient aller faire pipi… On avertit donc tout le monde quand on les croise. Une chance l’hôtel n’est pas plein et c’est pas trop compliqué!! On s’amuse bien là et on est bien content de pouvoir profiter d’une température plus agréable dans la nature. D’ailleurs, hier on a vu des toucans!!

Sinon, ici, c’est le paradis des agences de tourismes qui proposent des glissades d’eau, du capony, de la descente de riviéres sur tubes, etc. Nous avons fait du canopy hier. Je ne sais pas comment ça se dit en français. C’est une activités ou tu te déplaces sur des cordes dans les airs. C’est vraiment impressionnant dans la jungle, car tout est démesuré. J’ai même fait superman et le papillon (la tête en bas). François dit que je combats mes peurs des hauteurs. On a eu bien du plaisir!! Aujourd’hui, ce fut le tubing, c’était l’fun aussi!

Sinon, on est surtout ici pour profiter de la chaleur et des hamacs. On lit donc beaucoup (le tour en librairie a bien servi Frank) et on cuisine, car on a accès à la cuisine de l’hôtel. C’est bon de manger autre chose que du poulet panné et du riz !!!

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