Premières expéditions en altitude!

By sarahleelandry

Détail de notre trajet depuis le dernier blog: Baños, Latacunga, Saquissili (pour le marché), Chungchilan, Latacunga et finalement Cuenca.

Baños était une ville touristique, mais relativement petite et coquette. Lorsque nous sommes arrivés à Latacunga, j’ai eu l’impression d’être arrivée en Amérique du Sud. Bref, c’était plus le type de villes auxquelles je m’attendais. Cela avec ses aléas: les petits salaires des femmes vendeuses, quelques mendiants… Nous avons cependant constaté qu’une clasee mo0yenne émergeait.

Marché de Saquissili

C’était le premier d’une série de marchés sur notre itinéraire. Celui’ci a lieu seulement les jeudis et présente en plus des fruits, légumes, un coin pour manger et des animaux, de l’artisanat <indien> ou plutôt amérindien des Andes. Nous avions quelques emplettes à faire, car il manquait à François tout ce qu’il faut pour le froid: tuque, mitaines, foulard et bas de laine. Nous avons vu la différence entre la laine d’alpacas (un proche parent du lama), de lama et de moutons. J’ai mis à profit l’art de marchandé acquis au Sénégal, même si parfois Frank dit que je suis dure en affaire, on s’est bien amusé avec la plupart des vendeuses.

Chungchilan et la laguna Quilotoa

Le trajet était plutôt accidenté et souvent sur des bords de falaises, ce qui me fait plutôt peur… J’ai l’impression que les autobus vont tomber toute les 5 minutes… mais bon!!! c’est la vie dans les Andes.!

Dans ses environs, nous avons fait deux randonnées de plusieurs heures, constatant les difficultés d’être en altitude. La première journée, nous pensions faire une plus petite randonnée et nous sommes partis sans lunch. Oups… on s’est trompés de chemin et, bien que nous n’étions pas perdus, je n’étais pas totalement rassurée et les pas étaient plus difficiles. Nous avons finalement retrouvés la route principale (un chemin de tracteur…) et on a tenté notre chance pour la fromagirie. En chemin, on a faillit mourir attaqué par des chiens… en fait on est entré sur leur propriété en pensant que c’était la fromagerie et ils n’ont pas du tout appréciés. On a finalement trouvé la bonne fromagerie, mais elle était fermée… On allait rentré un peu découragés et affamés lorsque la pluie s’est mise à tomber. On a alors décidé de s’abriter. En attendant, on a vu une auto arrivée. Elle vendait du pain sucré… c’était tellement bon… et on a pu tenir le coup pour une descente plus longue qu’on espérait!!!

Cette randonnée et les conseils des voyageurs nous ont convaincus de faire l’expédition du lendemain plutôt en descente. Au début on voulait monter 800m (sans comprendre que c’était autant) pour aller à la Laguna. Finalement, on a fait le chemin inverse en prenant une voiture pour se rendre. C’était vraiment bien, très joli. Encore plus joli avec mes lunettes soleils… qui rendaient l’eau bleu aqua!!!

Volcan du Cotopaxi

Premier haut sommet en vue. Un des plus visités d’Equateur. On avait bien hâte de faire cette expédition, mais c’était un peu dur de planifier, car les guides et les agences de voyage sont beaucoup plus accessibles que les indications pour se rendre en bus. On a finalement trouvé et après de longues discussions avec notre conducteur (il voulait prendre d’autres gens sans nous faire moins cher, et finalement on s’est entendu pour un aller-retour qui fut fort satisfaisant), nous sommes montés au stationnement du 2e refuge. De là, nous avons fait une courte montée qui nous a tout de même pris près d’une heure en raison de l’altitude. La vue, qui semblait nuageuse le matin, était, en haut, assez souvent dégagée, ce qui fait qu’on a pu prendre de belles photos. (Frank trouve d’ailleurs que je suis plutòt kidkodak avec notre nouvel appareil numérique…)

Départ pour Cuenca

Notre départ fut presque un faux départ, car le vendeur de billet pour la longue distance que nous devions faire (8 heures environ) nous avait mal renseigné sur l’heure et le lieu de l’autobus de 8h30. Après la première frustration, nous nous sommes dépêchés pour attraper le bus pour l’autre ville et espérer attraper le bus de l’heure suivante. Mission finalement accomplie.

Autre péripécie: il y avait des travaux sur la route. Pas si mal jusque là. Cependant, ça voulait dire arrèter le traffic pendant près d’une heure. Lorsque nous sommes repartis, 15 minutes plus tard, un autre arrèt. Le chauffeur ne l’entendait pas ainsi: il a pris une mini route où j’avais encore plus peur qu’à Chungchilan. Une chance, ça a duré 15 minutes!!!

(la découverte de Cuenca, dans le prochain billet!!)

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