La vie normale à Washington, les différences et les musées !!!

By sarahleelandry

Sur mon chemin du retour à la maison...

Ça fait une semaine que je n’ai pas écrit. Le soir, je suis souvent fatiguée, alors je me repose en lisant, en cuisinant. Or, souvent en marchant ou en me promenant sur ma bicyclette (j’en ai enfin une!), je pense à ce que je voudrais écrire, aux différences d’avec Montréal. Dans les rues, cela me vient beaucoup en termes de comparaison : les choses que j’aime ou que je trouve surprenantes.

Quelques réflexions sur mon quartier et sur Washington en général…

La différence est le niveau de richesse des maisons qui change d’une rue à l’autre. Tout près de chez moi, je vois que les gens n’ont pas beaucoup de moyens, les friperies et les petits magasins à 1$ sont plus fréquents. Il y a aussi quelques parcs où il y a plusieurs personnes sans-abri. Mais à deux rues de là, les gens ont des beaux jardins, de grosses voitures et de très belles maisons. En effet, le quartier où je suis longe un grand parc où il y a un zoo et toutes les maisons près de là sont plutôt grandes et unifamiliales. Même si je sais que c’est aussi le cas à Montréal, je trouve que c’est plus fréquent et peut-être que je suis plus déstabilisée. Je suis d’ailleurs très touchée par le nombre de personnes sans logement que je vois un peu partout, pas juste au centre-ville d’ailleurs. Et je pense souvent à l’absence de couverture médicale qu’ont les gens ici et cela me trouble encore davantage. Je sais que ce n’est rien de nouveau, mais le fait de mettre des visages est plus troublant.

Étant ici, je constate aussi les progrès qu’on a fait au Québec, je dirais dans les deux dernières années, sur l’environnement et en particulier sur la question des sacs d’épicerie. Je sais que plusieurs pays d’Europe font beaucoup mieux, mais la différence entre le Québec en transformation et ici me frappe. Personne ne se préoccupe de cela. Quand je suis arrivée à l’épicerie avec mon sac à dos et des sacs de plastique à réutiliser, il fallait que j’explique tout et finalement, je suis ressortie avec des sacs de plus… j’étais un peu découragée ! Et même au bureau où je suis, les gens sont préoccupés par les droits de la personne, mais l’environnement n’est pas vu comme quelque chose de prioritaire. Bien qu’il y ait des bacs de récupération (qui ne sont pas très garnis d’ailleurs), presque tout est jetable dans la cuisine sauf quelques tasses ou assiettes. Les ustensiles, des assiettes jetables, une tonne de verres jetables. Je sais que moi-même je n’étais pas autant touchée par cela avant, mais aujourd’hui ça me semble vraiment contradictoire. Enfin !

Autre particularité : les vélos. J’imagine que chaque ville a sa culture de la conduite à bicyclette. Ici, étant donné la signalisation qui n’est pas toujours constante, je suis plutôt prudente, mais les vélos vont partout et souvent quand ce n’est pas leur tour. Les voitures sont plutôt patientes pour démarrer je trouve ! Mais quand on arrive aux ronds points, on réalise que la ville n’est vraiment pas faite pour les vélos. D’abord, pas de voie cyclable pour aller sous les ronds points, donc obligé d’aller autour. Certains ont des pistes cyclables, mais on ne fait pas le tour. C’est dur à expliquer, mais c’est comme si on faisait l’étoile plutôt qu’un cercle. C’est plutôt mal foutu !

Mon quotidien et les visites !

D’abord, je passe mes journées au bureau de Global Rights. Le stage est vraiment très motivant. La semaine passée, on a décidé ce que j’allais faire et cela me plait. Je travaille à expliquer le droit international pour les partenaires de l’organisme. Pour leur montrer que les situations qu’ils vivent sont liés avec les droits de la personne. Ils le savent parfois, mais ne comprennent pas totalement d’où ça vient et comment ils peuvent l’utiliser. Moi je prépare un document qui les aidera en ce sens. Je fais aussi un peu de méthodologie, mais c’est compliqué à expliquer. Ça m’a pris du temps à comprendre ce que je devais faire de ce côté d’ailleurs. Mais il semble que j’y suis. C’est vraiment très intéressant! Je trouve cela très stimulant de voir un peu plus concrètement ce que je pourrais faire comme travail en droit international. Je travaille très fort, et il en reste beaucoup, mais au moins ça progresse!

Sinon, je continue à jouer à la touriste. Un soir après le bureau, quand j’étais trop fatiguée pour vraiment faire quelque chose, j’ai décidé d’aller prendre la Maison-Blanche en photo. C’était plus petit que je me l’imaginais !! mais bon, tout compte fait, c’est quand même grand pour une maison!

J’ai commencé à visiter des musées. J’ai goûté à certain (je suis juste rentrée rapidement pour découvrir l’ampleur des expositions) et j’ai visité une vraie exposition : les trésors retrouvés de l’Afghanistan. C’était vraiment intéressant et en même temps révoltant de réaliser tous les trésors culturels de la route de la soie qui ont éclaté à cause des bombes (celles des Soviétiques, par les Talibans et par l’OTAN au début de la guerre). Les grands bouddhas géants, le musée de Kaboul… Cependant, certains Afghans ont réussit à conserver des trésors du musée avant qu’il ne soit détruits par les Talibans. Des archéologues avaient aussi fait des fouilles entre 1963 et 1979 dans des anciennes cités construites comme en Grèce dans le Nord de l’Afghanistan. Bref, beaucoup à voir et à apprendre. Si j’ai le temps, j’aimerais aller voir un film qui relate encore davantage demain produit par le National Geographic Museum (d’ailleurs, ça m’a fait rire quand je suis passée devant, alors je l’ai pris en photo, j’étais surprise de voir un si grand bâtiment dédié au National Geographic, ça montre mon manque d’intérêt pour les capsules de télévision qu’ils produisent !!!Ça grouille au zoo...

Je suis aussi allée au zoo hier. J’étais fatiguée et comme le zoo est proche de chez moi, je me devait de le visiter. Quand je suis arrivée par contre, je me demandais ce que je faisais : des petites familles partout, pas beaucoup d’adulte seul en train de visiter. Bon ! j’ai pris mon courage et je me suis dit qu’il y avait quand même matière à utiliser mon appareil photo et en plus, comparativement aux statuts, les animaux bougent !! Finalement, j’ai passé une belle visite et j’ai vu pleins de beaux bébés !

Les langues : Français, anglais et espagnol, un beau mélange!

Je suis venue travailler en anglais, du moins je pensais et vivre dans un quartier hispanophone où j’espérais pratiquer mon espagnol et avant d’arriver, je correspondais beaucoup en français avec ma superviseure. Une fois arrivée ici, on s’est entendu pour parler en anglais, car c’est la langue que tout le monde comprend au bureau et ça me fait pratiquer…

Mais pour la rédaction, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions, car plusieurs pays avec lesquels on travaille parlent français. Je rédige donc le guide en français!

Et dans le quartier, c’est spécial. Tout le monde (les hispanophones sont nombreux) se parlent espagnol. Cependant, lorsque je leur parle en espagnol, les réactions sont partagés : entre l’amusement, la taquinerie et l’agacement. Ça dépend des personnes, des âges et de leur niveau de compréhension de l’anglais. À l’épicerie, seule les caissières se débrouillent en espanol, les commis savent surtout dire les prix et le minimum. J’ai d’ailleurs déjà un rendez-vous dans un café pour un échange linguistique. Je vais peut-être réussir à pratiquer…

Je vous laisse là-dessus ! Vous pouvez toujours m’écrire des courriels… ça me fait plaisir !!!

A bientôt !

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