Finalement à Otavalo!

août 23, 2008 par sarahleelandry

Lorsque nous approchions d’Otavalo en autobus, j’ai dit à François que j’avais l’impression d’arriver au but de notre voyage. Il me trouvait bien commique et m’a dit que c’était le but de mon voyage. Enfin… j’ai entendu tellement de bons commentaires sur cette ville et son marché que j’avais bien hâte d’y arriver. De plus, c’était aussi le début de nos journées en famille, ce que j’attendais aussi depuis un moment.

Ça fait une semaine que nous sommes arrivés aujourd’hui et nous avons passé du bon temps. Après la première nuit à Otavalo, nous sommes allés voir le marché avant de partir pour la première communauté. Le marché du dimanche, beaucoup plus petit que le samedi, était quand même beau. Nous avons regardé l’artisanat d’ici et d’ailleurs (car il y a des produits de plusieurs pays et de partout en Équateur).

Chilcapamba

Notre arrivée dans la première communauté s’est bien passée. Deux Français en stage là bas nous ont introduit et ensuite nous sommes partis visiter le coin. En fait, notre but: aller à la cascade sans eau. En y allant, nous avons eu des explications sur les haciendas des alentours, les nouvelles plantations indigènes (pour remplacer l’eucaliptus qui prend tout l’eau). Nous avons aussi vu les constructions du village pour l’eau potable ainsi que l’eau pour irriguer les champs. Finalement, après avoir enjamber le ruisseau quelque fois, nous sommes parvenu à sa source et avons constater que la chute qui s’y trouvait à côté précédemment était réellement sèche. Frank trouvait cela beau de voir la pierre travaillée par l’eau, ce que nous ne pouvons regarder aussi bien lorsque l’eau coule toujours. Notre guide du moment, le père de la famille qui nous accueillait, Segundo, nous a expliquer les démarches faites pour conserver l’eau et la préserver.

Le lendemain, nous voulions avoir une journée plus relaxe et faire des tâches dans la famille. Nous avions vu sur le site qu’il était possible de faire des travaux communautaires, ce qui ne semblait plus le cas… Finalement, j’ai désherbé un peu les fraisiers, cuisiné (ou plutôt décossé les pois) et nous avons marché dans le village jusqu’au plus grand village d’à côté. Bon… ce n’était pas très occupé, mais cela a permis à François de lire et aussi de nous reposer. Le lendemain, nous sommes allés visiter une vraie cascade cette fois-ci, celle de Peguche, tout près d’Otavalo. Et retourner visiter le marché… tant qu’à être aussi proche. Cette fois-ci, nous avons aussi vu le marché des fruits et légumes et mangé dans un petit kiosque du marché, le genre de place ou on ne recontre pas souvent de touristes!

Ce n’est que le lendemain que nous sommes allés faire la randonnée que nous espérions faire, soit voir le laguna de Cuicocha. Cependant, ce matin-là ayant été gris et nuageux, nous avons attendu l’après-midi. Cela m’a permis d’aller passer une heure à la garderie du village. L’éducatrice que je connaissais (elle m’avait été présenté la veille et était de la grande famille où nous logions) était absente cette journée là. Après un petit moment pour les éducatrices de constater que je voulais vraiment visiter la garderie et passer un peu de temps avec elles, une m’a demandé de l’aider à faire la classe, car elle était seule avec son groupe et celui de sa collègue. Nous avons donc tenté de montrer quelques noms d’animal en anglais aux enfants!! Ici, comme on est gringos, on doit parler anglais… ce qui est souvent vrai, mais les gens tentent chaque fois de nous montrer les quelques mots qu’ils savent. C’est parfois commique! J’ai tout de même appris que la garderie était subventionnée par le gouvernement si le ratio était atteint soit d’au moins 35 enfants pour 4 éducatrices. Par contre, le prix est vraiment peu cher pour les parents, car le déjeuner et le dîner (matin et midi!) ainsi que deux collations sont inclus pour 2,5$ par semaine. Cela permet aux enfants qui en ont le plus besoin de venir toute la journée.

El Batan

Nous sommes maintenant dans la deuxième famille. C’était pas très loin une de l’autre. En fait, on a pris le taxi avec les volontaires français environ 10 minutes et de cette ville, Cotacachi, on peut marcher environ 15 minutes et on est dans la nouvelles communauté. Celle-ci compte environ 300 personnes, pas mal tous des autochtones. Nous avons aussi visité un peu les alentours. Ils ont récemment racheté quelques terres à l’hacienda qui les entoure. N’ayant pas pu tout acheté ce qu’ils avaient besoin, ils doivent maintenant apprendre à vivre avec des propriétaires états-uniens ou suisse qui construisent des immenses demeures et clôtures dans le paysage. C’est pas très intéressant à voir!! Sinon, nous sommes entre les deux monts des alentours, le Cotacachi qui est considéré, selon les histoires de la région, comme la montagne femelle et le Imbabura qui est le mâle.

Hier, nous avons tenté de  »travailler » à la maison. Nous avons nourri les animaux, trait la vache et nous sommes allés la porter au champ. François a fait des travaux sur la maison, aidé de ses 6′2 ». J’ai aidé à préparer des légumes, fait un peu d’artisanat avec les jeunes filles. En après-midi, je suis allée cueillir des herbes pour nourrir les lapins et les cochons d’inde, mais nous nous sommes fait prendre par la pluie. Nous sommes finalement parties avec un gros baluchon que nous avons porté tantôt à deux, tantôt seules à tour de rôle. Ce n’était pas si loin, mais tout de même lourd. Les gens de la communauté trouvaient drôle de me voir le porter comme eux le font…

la vie  »typique »’

Nous tentons de parler avec les gens de leurs coutumes et histoire. Bien qu’ils considèrent leur mode de vie différent des métisses, nous ne savons pas exactement tout ce qu’ils tentent de préserver. Nous comprenons cependant que la présence importante de vêtements traditionnels ou les cheveux longs se retrouvent en raison de cette volonté de conserver leurs racines. D’ailleurs, les vêtements de la région sont différents des autres régions indigènes que nous avons visitées précédemment. Les femmes ne portent plus le chapeau avec la plume, mais plutôt des serviettes ou autres tissus sur la tête, parfois placés, parfois juste déposés. Elles sont vraiment très jolies par contre avec leurs habits et leur bébé dans le dos. J’ai envie de prendre des photos à chaque fois qu’on rencontre des gens sur la rue… ce que je ne fais pas, bien entendu!

- – -

J’espère que tout se passe bien pour vous qui me lisez au Québec!! J’ai bien hâte de vous revoir. Nous revenons maintenant dans moins d’une semaine et j’ai très hâte de vous revoir! A bientôt!

Pause soleil

août 15, 2008 par sarahleelandry

Depuis que nous sommes en Équateur, je ne vous ai pas beaucoup parlé de mes observations sur les vêtements et les informations, vues, déduits ou entendues sur le mode de vie des gens d’ici. D’abord, vous l’avez sans doute déjà lu, au nombre de fois où j’ai parlé des  »indiens », nous sommes dans un pays qui est fortement composés de métisses et d’autochtones et seulement une partie sont d’origine latino. Plusieurs des premiers ont aussi une langue autochtone. On n’a pas vraiment appris de mot encore, concentrés que nous sommes sur l’apprentissage de l’espagnol, mais je pense qu’en famille, dans une semaine, ça sera inévitable.

Beaucoup de femmes portent des vêtements traditionnels, même des jeunes filles. Pour les hommes, c’est moins clair, mais on a vu des punchos, des chapeaux d’ici. Les femmes ont des jupes, différentes d’une région à l’autre. Elles sont simples, mais souvent brodées au bas. Elles portent des tissus pour se réchauffer en haut, et c’est souvent tenu par une broche. C’est beau de les voir d’une région à l’autre, et surtout de voir que beaucoup de jeunes sont encore proches des traditions.

Je vous reparlerai plus des coutumes lorsque nous serons en communauté et en famille… j’en apprendrai sans doute plus là bas!

Suite de nos visites

L’aventure a la Casa Condor

Sur notre air d’aller vers la montée (partielle) du Chimborazo, nous avons finalement arrêté à 3800 m… en autobus! Nous allions passer une nuit dans un refuge communautaire et si tout allait bien, nous montions le lendemain matin. On est parti, le lundi matin un peu amoché. François avait plutôt la nostalgie du Québec et notre séjour à Riobamba, outre les marchés, n’avait pas été des plus enlevant. Un petit creu dans le voyage quoi!

Lorsqu’on est arrivé, ce fut la confusion. Disons qu’on a mis à l’épreuve notre volonté d’échanges culturels… Par courriel, on ne m’avait pas dit le prix du refuge (Casa Condor). Le livre de voyage de 2006 indiquait des prix de dortoir très bas et un Français avec qui j’avais correspondu m’avait laissé entendre que cela pouvait aller jusqu’à 18$ avec trois repas d’inclus l’an dernier. J’avais tenté de vérifier ses infos par courriel, mais n’obtenait que des  » on a hâte de vous accueillir » ou  »on vous attend ». Peut-être aurions-nous dû changé nos plans, mais on avait tous deux envie de rencontrer des gens et comme c’était un projet communautaire, on avait un peu d’espoir. Cependant, à l’arrivée, tout n’était que confusion. Premièrement, les gens nous disaient des prix, sans savoir s’il y en avait un pour la journée. Deuxièmement, on ne savait pas qu’on arrivait cette journée là, du moins pas ceux qui nous accueillait. Troisièmement, on chargait cher, surtout le même prix pour tous les repas, ce qui était pour le déjeuner et dîner, franchement au dessus des prix. En attendant que les personnes  »responsables », ceux avec qui j’avais correspondu du moins, viennent nous voir, j’ai commencé à poser des questions pour tenter de comprendre ce qui se passait, en quoi consistait leur projet communautaire, à quoi servait les fonds, etc. Lorsque les personnes qu’on attendait sont arrivées, on a pu discuter et s’entendre sur un prix. On restait déçu de ne pas avoir su qu’il y avait une cuisine, mais on essayait d’être heureux… et de profiter du temps là bas.

On a fait une courte marche, toujours en regardant le Chimborazo et en espérant qu’il se dégage enfin des nuages qui lui cachait la cime. J’ai plusieurs photos dans la progression. Ce n’est qu’avant le coucher du soleil qu’on l’a vu cependant, et ça semblait alors un coup de chance. Enfin! On était tanné des expéditions avec le souffle coupé et le village, la communauté, tout cela n’avait pas réussit à vraiment nous rendre la bonne humeur, mais on essayait quand même. En parlant avec un couple de Français rencontrés au refuge de notre prochaine destination, Mindo, on a retrouvé l’envie de continuer. C’est d’ailleurs de cet endroit que je vous écris présentement. Le couple était bien sympatique, on a partagé avec eux des pâtes et une très bonne goyave. Ensuite on a lu, on a pris des photos du Chimborazo et des lamas et alpacas, rien de spécial, mais quand même la bonne vie.

C’est à l’heure du souper, 30 minutes après l’heure prévue de notre souper en fait, qu’on a commencé à s’inquiéter qu’on nous ait oublié. 45 minutes… toujours personnes dans la salle commune, personne qui nous avise de rien, pas de souper… 1 h… : on mange quelques unes de nos provisions, mais rien pour faire un souper. 1h15 on décide de manger les nouilles ramens qui trainent dans l’armoire, mais on n’a pas de chaudron ou de feu pour les faire cuire… 1h30 plus tard, soit à 19h30, une femme fait interruption. Elle a un chaudron de soupe et un assiette avec du riz et deux bouts de poulet. On comprend qu’elle veut qu’on mange dans notre chambre, mais comme on ne trouve pas d’ustensile, François va chez elle trouver la clé de la salle commune. En revenant, il m’explique qu’il a compris qu’on nous avait oublié et que les volontaires qu’on avait vu une heure plus tôt lui avait dit qu’on attendait notre repas. Elle, qui cuisinait pour eux, nous apporte une partie du repas qu’elle leur préparait. Enfin… Le plus désarmant, c’est qu’on ne savait pas où aller cogner, personne à qui aller demander des explications, rien…

Le lendemain matin, la saga continue. Le déjeuner ne se prépare pas, même si on avertit qu’on a l’intention de prendre l’autobus tôt (vers 9h). À 7h15, la femme qui nous a accueillit, nous dit qu’on va manger á 7h30. Ce n’est pas tout à fait vrai: on va manger quand l’autobus va arriver. Mais elle ne nous le dit pas.  On voit passer deux bus qu’on croit être pour Riobamba. À 8h25, 10 minutes après le retour de l’autobus, quand je l’aperçois, je suis pas super heureuse. J’essaie de comprendre ce qui se passe et de ne pas m’impatienter. J’essaie de prendre en compte la relativité du temps pour eux, mais je ne trouve pas que le refuge ou l’hôtel nous donne le service qu’ils nous promettent et surtout pas au prix où ils nous le font. On mange finalement sur le coin de la table en espérant de ne pas manquer l’autobus et partons avec quelques provisions, le  »lunch » qu’on avait commandé… On est finalement parti en bon terme, mais en se disant qu’ils auraient besoin d’unE volontaire en tourisme pour améliorer leur projet!!

Journée à Quito

Nous avions décidé de passer une nuit à Quito, car il n’y avait pas tant à visiter et nous avions hâte de nous rendre à Mindo. Cependant, après l’expérience de la visite des villes le dimanche, on préférait s’y rendre tout de suite. Ce fut de belles visites, même si on a dû se réfugier pendant près d’une heure dans un musée en raison d’une averse. La place centrale était belle, la cathédrale et la basilique aussi, bien que différemment. Nous avons passé l’avant-midi du mercredi à magasiner des livres dans les librairies usagées et neuves qui avaient des livres en français et des livres faciles en espagnols pour moi. 

Le marché que nous avons vu à Quito était différent des autres que nous avions vu. Il était intérieur et avait surtout de la viande. Nous avons achetés quelques légumes… on aurait peut-être dû acheter des fruits, car ils sont difficiles à trouver ici, contre toutes attente car nous sommes dans la forêt tropicale.

Mindo

Nous sommes présentement dans une petite ville bien touristique. Malgré tout, cela me plaît. Cela fait bientôt 25 ans qu’ils ont des projets de tourisme et cela fait une drôle de rue principale. Il y a beaucoup d’hôtels, alors nous avons trouvé quelque chose de pas trop cher. On nous avait recommendé un petit paradis. C’est vrai beau: on mange près d’une rivière, les colibris viennent nous accompagner. Une salle commune nous permet de lire dans des hamacs. Le seul hic: notre chambre est drôlement aménagée. Elle a une fenêtre qui donne sur une autre chambre. Il ya des rideaux entre les deux, mais quand même. De plus, l’interrupteur du passage allume et ferme aussi notre lumíére de chambre. Vous imaginez ce que ça pourrait donner à 2h du mat si des voisins voulaient aller faire pipi… On avertit donc tout le monde quand on les croise. Une chance l’hôtel n’est pas plein et c’est pas trop compliqué!! On s’amuse bien là et on est bien content de pouvoir profiter d’une température plus agréable dans la nature. D’ailleurs, hier on a vu des toucans!!

Sinon, ici, c’est le paradis des agences de tourismes qui proposent des glissades d’eau, du capony, de la descente de riviéres sur tubes, etc. Nous avons fait du canopy hier. Je ne sais pas comment ça se dit en français. C’est une activités ou tu te déplaces sur des cordes dans les airs. C’est vraiment impressionnant dans la jungle, car tout est démesuré. J’ai même fait superman et le papillon (la tête en bas). François dit que je combats mes peurs des hauteurs. On a eu bien du plaisir!! Aujourd’hui, ce fut le tubing, c’était l’fun aussi!

Sinon, on est surtout ici pour profiter de la chaleur et des hamacs. On lit donc beaucoup (le tour en librairie a bien servi Frank) et on cuisine, car on a accès à la cuisine de l’hôtel. C’est bon de manger autre chose que du poulet panné et du riz !!!

De Cuenca à Riobamba

août 10, 2008 par sarahleelandry

Une autre ville : Cuenca

Fabrique de chapeau de Panama

Fabrique de chapeau de Panama

À Cuenca, nous avons encore découvert une autre Équateur… En effet, c’est une ville qui a encore le cachet d’une ville coloniale, mais qui en plus, est en expansion économique. Il y a encore davantage de boutiques chiques, de petites boîtes où des jeunes vêtus en Occidentaux et de beaux restos touristiques, etc. C’était tout de même chouette, car c’était la première ville qu’on avait vraiment le temps de visiter. Première journée, nous avons visité la cathédrale (avec une statue de Jean-Paul II à l’intérieur), un marché de fleurs, regardé et comprendre qu’une manif de chauffeur de taxis se préparait, visiter une boutique où ils fabriquent des chapeaux de Panama, un musée anthropologique, etc. C’était vraiment bien de faire toutes ces visites, ça faisait différent des montagnes. J’ai bien aimé le marché des fleurs même s’il était un peu petit. Dans cette région, il y a beaucoup de cultures de fleurs, alors j’avais envie de voir cela… et en plus, c’est un marché!

Avec mon chapeau de Panama

Avec mon chapeau de Panama

 

 

Le lendemain, nous sommes allés voir deux chutes un peu à l’extérieur de Cuenca. Après une aventure pour partir (cela a pris près d’une heure pour quitter la ville), nous nous sommes rendus. La marche était encore difficile, car nous étions encore en altitude, mais c’était un petit sentier et c’était facile d’aller tous seuls, donc à notre rythme. François s’est rendu plus loin que moi, mais peu importe, les vues : celles des montagnes et celle des chutes étaient plutôt intéressantes.

Ingapirca : les plus grosses ruines d’Équateur

Temple du soleil (inca)

Temple du soleil (inca)

Lorsque nous sommes arrivés, François se disait qu’on allait encore voir des ‘’tas de roches’’, mais finalement, c’était intéressant. Il ne s’agissait pas seulement de ruines incas, mais aussi des cañaris qui étaient là avant les incas, qui ont été délogés par eux et qui ont finalement cohabités pendant moins de 100 ans. On ne voyait bien entendu pas l’ensemble, mais le site était construit sous la forme d’un oiseau. Deux types de calendriers subsistaient dans les ruines : le calendrier lunaire où on voyait des rochers troués pour compter les 28 jours, les semaines de 7 jours et les 13 mois de l’année. Avec l’arrivée des incas, ils ont construits un temple du soleil qui leur permettait de déterminer, selon notre calendrier, les saisons et les heures de la journée. Il restait un partie du temple et c’était sans doute le plus intéressant à voir.

 

 

 

 

Encore des marchés

Depuis hier, nous en avons fait 3. Ensuite, il faudra attendre celui d’Otavalo qui est supposé être le plus beau et le meilleur pour faire les achats. En plus, on pourra y voir le marché des animaux et encore les fruits et légumes. Les trois marchés faits depuis hier, sont tous différents et semblables. Deux étaient des marchés pour les gens d’ici avec de tout : fruits, légumes, épices, plats cuisinés, fleurs, des vêtements traditionnels et moins, des souliers, etc. Dans l’autre, il y avait des sacs, des bas, des chapeaux tout pour les touristes, mais avec des artisanats traditionnels. Ce n’est pas tout à fait comme au Sénégal où ils font toutes sortes d’artisanats spécialement pour les touristes. Ici aussi il y en a, mais moins.

Premières expéditions en altitude!

août 8, 2008 par sarahleelandry

Détail de notre trajet depuis le dernier blog: Baños, Latacunga, Saquissili (pour le marché), Chungchilan, Latacunga et finalement Cuenca.

Baños était une ville touristique, mais relativement petite et coquette. Lorsque nous sommes arrivés à Latacunga, j’ai eu l’impression d’être arrivée en Amérique du Sud. Bref, c’était plus le type de villes auxquelles je m’attendais. Cela avec ses aléas: les petits salaires des femmes vendeuses, quelques mendiants… Nous avons cependant constaté qu’une clasee mo0yenne émergeait.

Marché de Saquissili

C’était le premier d’une série de marchés sur notre itinéraire. Celui’ci a lieu seulement les jeudis et présente en plus des fruits, légumes, un coin pour manger et des animaux, de l’artisanat <indien> ou plutôt amérindien des Andes. Nous avions quelques emplettes à faire, car il manquait à François tout ce qu’il faut pour le froid: tuque, mitaines, foulard et bas de laine. Nous avons vu la différence entre la laine d’alpacas (un proche parent du lama), de lama et de moutons. J’ai mis à profit l’art de marchandé acquis au Sénégal, même si parfois Frank dit que je suis dure en affaire, on s’est bien amusé avec la plupart des vendeuses.

Chungchilan et la laguna Quilotoa

Le trajet était plutôt accidenté et souvent sur des bords de falaises, ce qui me fait plutôt peur… J’ai l’impression que les autobus vont tomber toute les 5 minutes… mais bon!!! c’est la vie dans les Andes.!

Dans ses environs, nous avons fait deux randonnées de plusieurs heures, constatant les difficultés d’être en altitude. La première journée, nous pensions faire une plus petite randonnée et nous sommes partis sans lunch. Oups… on s’est trompés de chemin et, bien que nous n’étions pas perdus, je n’étais pas totalement rassurée et les pas étaient plus difficiles. Nous avons finalement retrouvés la route principale (un chemin de tracteur…) et on a tenté notre chance pour la fromagirie. En chemin, on a faillit mourir attaqué par des chiens… en fait on est entré sur leur propriété en pensant que c’était la fromagerie et ils n’ont pas du tout appréciés. On a finalement trouvé la bonne fromagerie, mais elle était fermée… On allait rentré un peu découragés et affamés lorsque la pluie s’est mise à tomber. On a alors décidé de s’abriter. En attendant, on a vu une auto arrivée. Elle vendait du pain sucré… c’était tellement bon… et on a pu tenir le coup pour une descente plus longue qu’on espérait!!!

Cette randonnée et les conseils des voyageurs nous ont convaincus de faire l’expédition du lendemain plutôt en descente. Au début on voulait monter 800m (sans comprendre que c’était autant) pour aller à la Laguna. Finalement, on a fait le chemin inverse en prenant une voiture pour se rendre. C’était vraiment bien, très joli. Encore plus joli avec mes lunettes soleils… qui rendaient l’eau bleu aqua!!!

Volcan du Cotopaxi

Premier haut sommet en vue. Un des plus visités d’Equateur. On avait bien hâte de faire cette expédition, mais c’était un peu dur de planifier, car les guides et les agences de voyage sont beaucoup plus accessibles que les indications pour se rendre en bus. On a finalement trouvé et après de longues discussions avec notre conducteur (il voulait prendre d’autres gens sans nous faire moins cher, et finalement on s’est entendu pour un aller-retour qui fut fort satisfaisant), nous sommes montés au stationnement du 2e refuge. De là, nous avons fait une courte montée qui nous a tout de même pris près d’une heure en raison de l’altitude. La vue, qui semblait nuageuse le matin, était, en haut, assez souvent dégagée, ce qui fait qu’on a pu prendre de belles photos. (Frank trouve d’ailleurs que je suis plutòt kidkodak avec notre nouvel appareil numérique…)

Départ pour Cuenca

Notre départ fut presque un faux départ, car le vendeur de billet pour la longue distance que nous devions faire (8 heures environ) nous avait mal renseigné sur l’heure et le lieu de l’autobus de 8h30. Après la première frustration, nous nous sommes dépêchés pour attraper le bus pour l’autre ville et espérer attraper le bus de l’heure suivante. Mission finalement accomplie.

Autre péripécie: il y avait des travaux sur la route. Pas si mal jusque là. Cependant, ça voulait dire arrèter le traffic pendant près d’une heure. Lorsque nous sommes repartis, 15 minutes plus tard, un autre arrèt. Le chauffeur ne l’entendait pas ainsi: il a pris une mini route où j’avais encore plus peur qu’à Chungchilan. Une chance, ça a duré 15 minutes!!!

(la découverte de Cuenca, dans le prochain billet!!)

Premiers jours en Amazonie

juillet 30, 2008 par sarahleelandry


Sarah et Frank dans l'Amazonie

Sarah et Frank dans l'Amazonie

L’arrivée à Quito s’est très bien passée bien qu’elle fut retardée de quelques heures. Depuis Dakar, j’aime voir les villes de nuit, de l’avion, ça donne une autre perspective. En fait, j’aime les hublots je pense… En voiture, la ville était plutôt tranquille et je comparais beaucoup avec le Sénégal. Cependant, c’est vraiment le jour qu’on voit la différence, dans les habits, la manière d’être et la relative tranquilité des gares routières. Personne pour nous achaler, pas de  »je veux te marier », c’est différent de Dakar et même de plusieurs villes latinos dont Tégucigalpa dont j’ai si souvent entendu parlé.

Nous partions le lendemain pour un séjour de 4 nuits dans l’Amazonie. La route fut belle, tantôt froide, tantôt ennuagée, nous découvrions tranquillement l’Équateur. Je regarde les montagnes, tente de découvrir la végétation qui se cache sous les reliefs…

Petit problème: J’avais recopié vite le trajet la dernière journée a Washinton, ce qui a compliqué un peu le trajet, mais nous sommes finalement arrivés à la pirogue qui devait nous emmener aux Cabanas Naninimbiki. Nous avons passé là un vraiment beau séjour, découvert un peu une culture amérindienne fort particulière, une tonnes d’espèces végétales et le rudiment de l’agriculture, la chasse et la pêche dans la jungle.

Là où nous étions, c’était des cabanes privées, mais en touriste solidaire. Ils emploient seulement des gens de leur village et à tour de rôle pour faire des revenus à tout le monde. De plus, ils aident le village à partir leur propre cabane pour recevoir des touristes, depuis que cela est leur souhait. Au départ, ils n’y croyaient pas, mais l’exemple des cabanas leur a donné envie d’essayer. J’étais un peu mélangée avant d’arriver et je pensais qu’on serait en famille, mais une fois la surprise passée, j’étais contente de pratiquer l’espagnol le jour et de pouvoir parler français le soir, avec la femme des cabanes qui est française (son mari vient de cette communauté).

Le premier soir, immersion rapide, nous sommes allés à une fête au village en l’honneur de deux volontaires. Nous avons jasé un peu avec les enfants, avec les Français, écouter les discours, manger au milieu des gens sur la table d’honneur… et même danser… à leur demande et au grand plaisir de Frank (lisez l’ironie).

Le lendemain, il pleuvait très fort. Comme l’Amazonie ne seraitp as la même sans la pluie et que nous étions là pour nous amuser, pas pour chialer, on a pris notre imperméable, notre sourire et on est parti se faire tremper. On a découvert plusieurs plantations : café, manioc, bananes plantains, etc. Après un deuxième tour du village et une discussion ardue en espanol sur les compagnies pétrolières de la région, nous avons dîner. Ensuite, ce fut le tour au champ, la cuisine et la découverte d’une plante traditionnelle qui est aussi la base de l’artisanat quichea (le nom de la communauté amérindienne où nous étions). C’était bien de passer un peu de temps dans la communauté, même si ce fut un rapide bain…

Point de vue - pris du bosquet primaire de Campo Cocha

Point de vue - pris du bosquet primaire de Campo Cocha

Le lendemain: découverte de la vraie jungle, soit le bosquet primaire. Nous avons marché pas mal toute la journée et vu deux points de vue. C’était bien. François a eu du mal à manger les fourmis au goût de citron… mais c’était rigolot. J’ai même fait un petit vidéo de lui… On n’avait pas vu de serpent comme l’autre groupe, mais on a aussi appris sur une autre communauté du coin qui ont chasser Shell de la région a bout de flèche dans les années 60!

Troisième jour: Frank a eu un peu la diarrhée, mais il a réussit a venir en canoe. Il a mangé de la canne a sucre pour dîner, mais le soir il était un peu mieux. On a visité un musée de la chasse et la pêche traditionnelle. On a aussi été dans une petite réserve animalière où ils reçoivent les animaux pris aux douanes ou que les gens ne veulent plus à la maison. Ils tentent de les réintégrer à la vie sauvage avec plus ou moins de succès. Par la suite, on a appris comment se faisait la poterie traditionelle: sans tour, mais avec des plantes, ils arrivent à un résultat impressionnant. Le soir, j’ai fait du chocolat avec le cacao… miam…

Toréfaction artisanale du cacao

Toréfaction artisanale du cacao

Depuis hier, nous sommes retournés dans les Andes. Premier arrêt: Baños. Elle porte ce nom en raison des bains chauds qu’on y retrouve en raison du volcan qui porte le même nom. On est allé ce matin aux piscines aménagés avec ses eaux chauffées naturellement et c’était pas mal cool. Ensuite, on pouvait se tremper dans l’eau froide ou simplement sortir de l’eau (a 42ºC) pour être à l’air ambiant (autour de 16ºC).

Tout à l’heure on part pour la région de Latacunga. On va faire un petit arrêt à Saquissili pour voir le marché amérindien demain matin et ensuite on continue pour aller voir une lagune vendredi. Samedi voyage et repos, dimanche ou lundi on part faire l’ascension (pas jusqu’en haut!) du Cotopaxi, un des plus haut sommet d’Équateur.

Vue de Baños, un aperçu des Andes

Vue de Baños, un aperçu des Andes

Dans quelques jours, on vous réécrira de Cuenca, si les cybers sont plus intéressants que les randonnées… :) D’ici là, j’espère avoir quelques courriels de vous…

Je vous embrasse! a la prochaine x X x

Un dernier message de DC: les arrivées et départs, les musées et les monuments!!!

juillet 23, 2008 par sarahleelandry


Ça fait maintenant presqu’un mois que je ne vous ai pas écrit. Un tourbillon d’activités et beaucoup d’heures de travail en sont principalement la cause. En effet, à la fin juin, j’ai eu la visite de Laurence. Dix jours plus tard, François arrivait enfin! Après quelques jours de belles retrouvailles, ma mère, son François et Renaud sont venus nous rejoindre. J’ai donc plusieurs belles visites à vous raconter et un nombre impressionnant de nouvelles photos sur la caméra!!!

Avant de vous raconter les multitudes visites touristiques, toutes les plus intéressantes que les autres, j’aimerais vous dire que j’achève aujourd’hui mon stage qui fut riche en enseignement et plutôt productif en terme de rédaction. Je vais avoir écrit près de 130 pages en un mois et demi, résumant et approfondissant tout ce que je savais sur les droits économiques et sociaux au niveau international en plus d’une analyse méthodologique sur la documentation des violations des droits de l’homme dans la situation particulière des ressources naturelles. J’ai aussi eu la chance de m’intégrer dans une équipe qui m’a plu. Malgré les problématiques internes que vivent chaque organisation en son temps, les gens ont été ouverts et accueillants à mon égard et j’ai beaucoup apprécié cette expérience.

De plus, Washington est une très belle ville, assez petite, mais avec une architecture très jolie et styliser pour être et savoir être un « temple de la démocratie ». Je ne sais pas pour cette dernière, mais les bâtiments sont magnifiques et les cafés animés.

Voici le récit des visites, des arrivés et des départs :

Quand Laurence est arrivée, j’étais très contente de la voir. J’avais hâte d’être avec quelqu’un, de visiter et partager de beaux moments plutôt que de seulement prendre des photos. Il va sans dire que la présence de Laurence en soit était aussi un très beau cadeau. Notre rythme de « voyage » fut par contre particulier, car les soirées en filles finissent souvent tard surtout lorsqu’elles sont peu nombreuses. Nous avons donc assez peu dormi, beaucoup parlé et visité un peu. C’était parfait!

Les seuls problèmes : deux incidents ont clôturé son séjour ici. En allant lui ouvrir la porte en bas, j’ai embarré mes clés dans mon appartement avec un thé chai qui se préparait sur mon rond de four. Après avoir cogné à plusieurs portes du bloc, parlé à plusieurs voisins qui avaient la clé ou celle de quelqu’un d’autre qui pourrait m’aider, mais qui étaient tous en dehors de la ville ou à l’aéroport, je me suis finalement résolue à appeler les pompiers. (il y avait beaucoup d’eau dans mon chaudron, mais quand même!) Ils sont arrivés et avec beaucoup de délicatesse et de persuasion, on a réussit à les convaincre d’essayer le balcon plutôt que d’enfoncer la porte. Ce qu’ils ont fini par faire avec succès!! J’ai donc eu mon appart encore une fois, sans avoir à débourser des centaines de dollars en réparations!! Après, j’ai fait des doubles et j’ai fait très attention à ma poignée qui se barre parfois seule…

Le premier soir, on a visité des monuments. À Washington, c’est un des attraits touristiques. Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé… Il y a de gros bâtiments ou des séries d’œuvres dédiés à de grands présidents ou aux combattants de certaines guerres. Ce sont des endroits magnifiques à visiter. Ils ont des cachets différents de jour et de soir, mais ils sont tout aussi magnifiques. J’ai aussi amené Laurence au Estern Market, car elle aime les marchés et c’est le plus grand de la ville. Il y a à la fois un Farmer Market, c’est-à-dire des légumes et des fruits ainsi qu’une partie avec de l’artisanat. On a tenté de retrouver une jupe que j’avais vue, sans succès, essayé quelques robes et regardé beaucoup de beaux bijoux. Ensuite, nous avons fait un tour à pied guidé d’un des premiers quartiers de Washington, près du Capitole. C’était une belle visite historique, un peu différente de ce qu’on aurait cru, mais ce fut vraiment bien.

L’autre incident a été au départ de Laurence. Nous tentions d’avoir un taxi à 4h30 du matin. Après avoir appelé, nous avons patiemment attendu. 20 minutes plus tard, je rappelle pour voir si la siutaiton est normale… oui… oui. 20 autres minutes plus tard, je rappelle… et là on me met en attente, on ne me répond pas, on me dit que quelqu’un a sonné, mais c’est pas vrai… bref, ça marche pas. Finalement, on sort dehors, commençant à craindre que Laurence manque son autobus. On n’arrive pas à convaincre un chauffeur qui termine sa nuit de faire une dernière course, mais il nous dit d’aller vers une grande rue près de chez moi. 3 minutes plus tard, on trouve enfin un taxi! Laurence apprend par la suite que les taxis n’acceptent pas des si petites courses au téléphone… mais que personne ne le dit jamais… wow!!

Après le départ de Laurence, j’ai travaillé très fort au travail pour tenter de prendre de l’avance avant l’arrivée de François. Mon travail était alors exigeant, mais ce fut un beau défi. Le lundi matin où François est arrivé, j’étais plutôt efficace et très, très souriante. Il venait me rejoindre au bureau. (vous pouvez lire son avis sur la chose, dans le premier billet de son blog) Après de brèves retrouvailles et un dîner dans la salle de conférence avec une trentaine de personnes, dont certaines que je ne connaissais pas encore (un peu gênant), Maria, ma superviseur, a insisté pour que je rentre à la maison… Pendant cette semaine, j’ai travaillé fort et terminé un peu plus tard que j’aurais voulu, mais nous avons bien fêté l’anniversaire de François. Maria nous avait recommandé un superbe restaurant où François a pris à la fois le plat préférée du serveur et une recommandation de notre conseillère, steak et pommes de terre, qui s’est révélé être un délice.


Avec l’arrivée de ma mère et sa famille, nous avons aussi fait d’autres activités. Nous avons entre autres revisité le zoo. Des expériences importantes ont été de regarder les gorilles manger et le panda dormir… Ce fut une chouette visite et l’occasion de prendre une multitude de photos, mon frère aimant cela autant que moi… En soirée, Renaud et François Lebel sont allés au baseball tandis que les moins sportifs sommes allés visiter les monuments. Le lendemain, François (LA) nous a servi de guide francophone au musée de l’air et de l’espace (le plus beau de Washington, mais il faut aimer l’espace ou l’aviation)!! Lundi matin, je suis partie travailler et j’ai finalement pris une longue pause pour aller visiter le Capitole. (Ça faisait des jours que je voulais le voir) C’est finalement Renaud qui l’a vu avec moi. Une aventure un peu décevante, car on n’a vu que deux ou trois pièces et pas les chambres… mais bon!!! C’est la vie!!à


La fin de semaine dernière, François et moi avons fait tout ce que nous n’avions pas eu le temps de faire encore dans la ville : monter dans la tour du Washington Monument pour voir la ville de haut (et faire une heure et demi de file pour avoir nos billets gratuits!!); visiter le musée des amérindiens avec deux expositions magnifiques sur la fabrication des robes traditionnelles et sur la vie actuelle de communautés en Amérique du Nord; visiter le musée d’art africains du début à la fin; voir des toiles très célèbres d’impressionnistes au musée d’art de Washington et la fameuse collection de pierres précieuses que François n’avait pas vu enfant. J’ai d’ailleurs pensé très fort à mon petit frère Gabriel qui aurait adoré cette exposition!! François a pris des photos pour lui… ET finalement, pour terminer la fin de semaine, une visite de Georgetown, un quartier près du Potomac, le fleuve à côté de Washington, mais qui pourrait aussi être une petite ville en elle-même. C’est très beau et romanesque, j’avais adoré et je voulais y retourner avec mon amoureux!!

Dans deux jours, nous nous envolons pour un autre voyage : mon premier en Amérique du Sud et notre premier vrai voyage en couple. Nous avons retouché mille fois notre itinéraire jouant avec les horaires des marchés d’un jour, avec le nombre et la longueur des randonnées, mais nous croyons être arrivé à quelque chose qui convient comme plan. Or, cela restera un plan pouvant être modifié au gré de nos petites maladies et de nos humeurs… plus positives que moins je l’espère.

Je ne sais pas ce que sera l’accès Internet, mais on tentera de vous tenir au courant !! N’attendez pas de nouvelles avant une semaine, nous serons dans l’Amazonie pour les 5 premiers vrais jours… ensuite, ce sera les mONTAGNEs dont Frank rêve depuis notre voyage en France… J’ai bien hâte de les voir moi aussi et aussi les marchés… nombreux et variés que nous avons prévus sur notre itinéraire. Pour vous familiariser avec les noms de ville, en voici quelques uns : Quito, Banos, Latacunga, Cuenca, Riobamba, Otavalo, El Batan. En quelques mots, c’est notre trajet. De longues escales dans certaines communautés organisées et une semaine dans une famille en village.

Je vous embrasse. J’ai hâte de vous voir.

P.S. Pour les amis : prenez soin de vous et entre vous, pendant que je ne vais plus pouvoir appeler aussi souvent pour m’inquiéter du niveau de bonheur de chacun… et écrivez moi pour me donner de vos nouvelles!!! Je vous embrasse encore!

Découvertes et émotions!

juin 27, 2008 par sarahleelandry

Exposition sur les trésors d\'Afghanistan

Débuté le 17 juin et terminé le 26 !

Les trésors perdus (et retrouvés) d’Afghanistan

Je vous ai parlé de l’exposition qui m’a émue au musée en fin de semaine. La semaine dernière, je suis allée voir un documentaire d’une heure sur plusieurs des trésors que j’ai vu au musée. Cela m’a encore une fois beaucoup touchée de constater tout le travail fait par les Afghans pour cacher des bandes de films, masquer des peintures ayant des humains, ramasser des bouts de ruine, cacher des trésors découverts par les archéologues, etc. Je constate en le racontant que ce n’est pas si impressionnant! Il reste que le fait d’avoir perdu, redécouvert, chercher tous ces trésors fait partie de la quête pour l’identité. Ça m’impressionne. En plus, je ne savais pas à que l’Afghanistan était dans la route de la soie et ce que ça a voulu dire en terme de construction et d’échanges d’idées artistiques. C’est vraiment un sujet à découvrir…

Les horreurs de la 2e Guerre mondiale

Je suis allée visiter le musée de l’Holocauste la semaine dernière. C’était particulier de lire sur les horreurs de cette guerre entourée d’une foule (toujours présente dans toutes les attractions de Washington). Je n’ai pas « appris » tant que cela. J’ai déjà lu Primo Lévi sur les camps de concentration et quelques romans sur la répression faite à l’endroit des juifs avant la guerre. Avec les cours d’histoire des RI (relations internationales) en plus, ce n’était pas tant pour le contenu que j’allais là. J’ai tout de même appris sur l’ascension d’Hitler et ce qui avait permis que les Allemands soient à ce point derrière lui. Les témoignages et les objets nombreux relatant le nombre de victimes (tas de chaussure, train, etc.) m’ont touchée. Ce n’est qu’à la fin en voyant les témoignages des survivants que les émotions m’ont prise davantage. Ce qui m’a déplu du musée, même s’il est globalement bien fait et très instructif, c’est le penchant pro-Israël (pas pro-Juif, mais pro-retour-au-lieu-sacré) qui m’a déplu. Le slogan du musée fait référence au fait de combattre toutes les injustices quelles qu’elles soient. Pour moi, l’État d’Israël représente l’inverse de cela. Peut-être que ma recherche sur le droit à l’eau dans les territoires palestiniens a accentué ce sentiment… Enfin!

Après… les monuments!

Après être sortie du musée dimanche, j’avais besoin d’air. Je suis allée marcher près des monuments. Il y en a vraiment beaucoup a même endroit. J’ai beaucoup aimé le Jefferson Monument. Après avoir lu sur l’homme à la Librairy of Congress, ça m’intéressait plus. Mon guide dit qu’il « aurait été fasciné par ce monument, mais pas par le fait qu’il soit à son honneur ». Enfin… mais le Roosevelt Monument est particulier aussi. C’est comme un jardin qui contient plusieurs statuts et citations du personnage dans ses 4 mandats à la présidence!

J’y suis retournée hier voir les monuments, car il y a près de chez moi, un magasin de vélo qui organise une balade hebdomadaire des monuments. Je n’avais pas encore visité les monuments à l’hommage des combattants des guerres (Vietnam, Corée et 2e GM). Celui de la guerre de Corée est très impressionnant, surtout le soir. On dirait que les personnages bougent. C’est particulier. La seule chose particulière est que nous n’étions pas beaucoup pour la randonnée. Il y avait le « guide », un autre monsieur et moi. L’autre monsieur était un peu particulier. Il a fait changer l’itinéraire dès le départ, mais c’était une bonne idée. Et après 15 minutes, il a dit au guide : « hey, pourquoi on n’irait pas faire une randonnée sur le bord de la rivière à la place… »! Le guide lui a expliqué que ce n’était pas ce qui était prévu, qu’on devait aller voir les monuments… et le monsieur est parti!!

Les vélos, les piétons et les routes!

Suite au message de la semaine dernière, j’ai eu quelques autres idées sur les vélos et les piétons…

J’ai oublié de vous dire par contre, il y a des affiches un peu partout qui disent aux autos d’arrêter sur les traverses piétonnes. On aurait bien besoin de cela à Montréal ! Autre truc, un peu dangereux pour moi (car je ne suis pas habituée), c’est que sur les grandes rues, les lumières pour les piétons sont divisées en deux. Un côté commence en premier et parfois, il faut attendre au milieu. Ce qui fait qu’il ne faut pas regarder la lumière de l’autre côté de la rue, car on peut penser que c’est le bonhomme blanc, alors que c’est encore la main rouge de notre côté!! Maintenant je fais TRÈS attention, alors ne vous inquiétez pas, je vais survivre…

J’ai appris que ce n’était pas mon imagination : les policiers ne surveillent pas les cyclistes!! Selon mon guide cycliste d’hier pour une randonnée en soirée, il n’y a pas de lois pour les cyclistes!! Je n’ai pas vérifié si c’est vrai, mais ça expliquerait le désordre des cyclistes… à suivre…

Tout un livre de vacances : les aliments pour contre le cancer

Ça parait peut-être bizarre comme lecture d’été, mais je n’ai pas eu le temps de le lire pendant l’année scolaire. Je trouve cela passionnant. J’aime cuisiner et bien manger, mais de là à découvrir toutes les propriétés des aliments. Cette maladie me fait peur et de penser qu’une personne sur trois l’aura avant ses 75 ans, ça n’aide pas. Avec ce livre, on peut voir les choses différemment et agir pour diminuer nos risques et améliorer notre santé. Je lis cela à la maison, en mangeant… Je me suis acheté du thé vert au marché en fin de semaine…

J’en ai parlé à François… il est vraiment heureux de découvrir que je vais maintenant cuisiner des choux de Bruxelles!!

Depuis, j’ai essayé les fèves de soya… c’est particulier, mais si j’apprends à les apprêter, j’imagine que ça va être bon… je veux dire meilleur!

Sérieusement, je trouve ça intéressant de voir les propriétés des fruits, légumes, thé, vin et chocolat sous un autre angle!

Sur ce, je vais vous laisser! J’espère que vous passez tous une belle fin de semaine et que vous allez bien. J’aime beaucoup recevoir des courriels, alors ne vous gênez pas à m’écrire…

Je vous embrasse et je pense à vous!

La vie normale à Washington, les différences et les musées !!!

juin 16, 2008 par sarahleelandry

Sur mon chemin du retour à la maison...

Ça fait une semaine que je n’ai pas écrit. Le soir, je suis souvent fatiguée, alors je me repose en lisant, en cuisinant. Or, souvent en marchant ou en me promenant sur ma bicyclette (j’en ai enfin une!), je pense à ce que je voudrais écrire, aux différences d’avec Montréal. Dans les rues, cela me vient beaucoup en termes de comparaison : les choses que j’aime ou que je trouve surprenantes.

Quelques réflexions sur mon quartier et sur Washington en général…

La différence est le niveau de richesse des maisons qui change d’une rue à l’autre. Tout près de chez moi, je vois que les gens n’ont pas beaucoup de moyens, les friperies et les petits magasins à 1$ sont plus fréquents. Il y a aussi quelques parcs où il y a plusieurs personnes sans-abri. Mais à deux rues de là, les gens ont des beaux jardins, de grosses voitures et de très belles maisons. En effet, le quartier où je suis longe un grand parc où il y a un zoo et toutes les maisons près de là sont plutôt grandes et unifamiliales. Même si je sais que c’est aussi le cas à Montréal, je trouve que c’est plus fréquent et peut-être que je suis plus déstabilisée. Je suis d’ailleurs très touchée par le nombre de personnes sans logement que je vois un peu partout, pas juste au centre-ville d’ailleurs. Et je pense souvent à l’absence de couverture médicale qu’ont les gens ici et cela me trouble encore davantage. Je sais que ce n’est rien de nouveau, mais le fait de mettre des visages est plus troublant.

Étant ici, je constate aussi les progrès qu’on a fait au Québec, je dirais dans les deux dernières années, sur l’environnement et en particulier sur la question des sacs d’épicerie. Je sais que plusieurs pays d’Europe font beaucoup mieux, mais la différence entre le Québec en transformation et ici me frappe. Personne ne se préoccupe de cela. Quand je suis arrivée à l’épicerie avec mon sac à dos et des sacs de plastique à réutiliser, il fallait que j’explique tout et finalement, je suis ressortie avec des sacs de plus… j’étais un peu découragée ! Et même au bureau où je suis, les gens sont préoccupés par les droits de la personne, mais l’environnement n’est pas vu comme quelque chose de prioritaire. Bien qu’il y ait des bacs de récupération (qui ne sont pas très garnis d’ailleurs), presque tout est jetable dans la cuisine sauf quelques tasses ou assiettes. Les ustensiles, des assiettes jetables, une tonne de verres jetables. Je sais que moi-même je n’étais pas autant touchée par cela avant, mais aujourd’hui ça me semble vraiment contradictoire. Enfin !

Autre particularité : les vélos. J’imagine que chaque ville a sa culture de la conduite à bicyclette. Ici, étant donné la signalisation qui n’est pas toujours constante, je suis plutôt prudente, mais les vélos vont partout et souvent quand ce n’est pas leur tour. Les voitures sont plutôt patientes pour démarrer je trouve ! Mais quand on arrive aux ronds points, on réalise que la ville n’est vraiment pas faite pour les vélos. D’abord, pas de voie cyclable pour aller sous les ronds points, donc obligé d’aller autour. Certains ont des pistes cyclables, mais on ne fait pas le tour. C’est dur à expliquer, mais c’est comme si on faisait l’étoile plutôt qu’un cercle. C’est plutôt mal foutu !

Mon quotidien et les visites !

D’abord, je passe mes journées au bureau de Global Rights. Le stage est vraiment très motivant. La semaine passée, on a décidé ce que j’allais faire et cela me plait. Je travaille à expliquer le droit international pour les partenaires de l’organisme. Pour leur montrer que les situations qu’ils vivent sont liés avec les droits de la personne. Ils le savent parfois, mais ne comprennent pas totalement d’où ça vient et comment ils peuvent l’utiliser. Moi je prépare un document qui les aidera en ce sens. Je fais aussi un peu de méthodologie, mais c’est compliqué à expliquer. Ça m’a pris du temps à comprendre ce que je devais faire de ce côté d’ailleurs. Mais il semble que j’y suis. C’est vraiment très intéressant! Je trouve cela très stimulant de voir un peu plus concrètement ce que je pourrais faire comme travail en droit international. Je travaille très fort, et il en reste beaucoup, mais au moins ça progresse!

Sinon, je continue à jouer à la touriste. Un soir après le bureau, quand j’étais trop fatiguée pour vraiment faire quelque chose, j’ai décidé d’aller prendre la Maison-Blanche en photo. C’était plus petit que je me l’imaginais !! mais bon, tout compte fait, c’est quand même grand pour une maison!

J’ai commencé à visiter des musées. J’ai goûté à certain (je suis juste rentrée rapidement pour découvrir l’ampleur des expositions) et j’ai visité une vraie exposition : les trésors retrouvés de l’Afghanistan. C’était vraiment intéressant et en même temps révoltant de réaliser tous les trésors culturels de la route de la soie qui ont éclaté à cause des bombes (celles des Soviétiques, par les Talibans et par l’OTAN au début de la guerre). Les grands bouddhas géants, le musée de Kaboul… Cependant, certains Afghans ont réussit à conserver des trésors du musée avant qu’il ne soit détruits par les Talibans. Des archéologues avaient aussi fait des fouilles entre 1963 et 1979 dans des anciennes cités construites comme en Grèce dans le Nord de l’Afghanistan. Bref, beaucoup à voir et à apprendre. Si j’ai le temps, j’aimerais aller voir un film qui relate encore davantage demain produit par le National Geographic Museum (d’ailleurs, ça m’a fait rire quand je suis passée devant, alors je l’ai pris en photo, j’étais surprise de voir un si grand bâtiment dédié au National Geographic, ça montre mon manque d’intérêt pour les capsules de télévision qu’ils produisent !!!Ça grouille au zoo...

Je suis aussi allée au zoo hier. J’étais fatiguée et comme le zoo est proche de chez moi, je me devait de le visiter. Quand je suis arrivée par contre, je me demandais ce que je faisais : des petites familles partout, pas beaucoup d’adulte seul en train de visiter. Bon ! j’ai pris mon courage et je me suis dit qu’il y avait quand même matière à utiliser mon appareil photo et en plus, comparativement aux statuts, les animaux bougent !! Finalement, j’ai passé une belle visite et j’ai vu pleins de beaux bébés !

Les langues : Français, anglais et espagnol, un beau mélange!

Je suis venue travailler en anglais, du moins je pensais et vivre dans un quartier hispanophone où j’espérais pratiquer mon espagnol et avant d’arriver, je correspondais beaucoup en français avec ma superviseure. Une fois arrivée ici, on s’est entendu pour parler en anglais, car c’est la langue que tout le monde comprend au bureau et ça me fait pratiquer…

Mais pour la rédaction, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions, car plusieurs pays avec lesquels on travaille parlent français. Je rédige donc le guide en français!

Et dans le quartier, c’est spécial. Tout le monde (les hispanophones sont nombreux) se parlent espagnol. Cependant, lorsque je leur parle en espagnol, les réactions sont partagés : entre l’amusement, la taquinerie et l’agacement. Ça dépend des personnes, des âges et de leur niveau de compréhension de l’anglais. À l’épicerie, seule les caissières se débrouillent en espanol, les commis savent surtout dire les prix et le minimum. J’ai d’ailleurs déjà un rendez-vous dans un café pour un échange linguistique. Je vais peut-être réussir à pratiquer…

Je vous laisse là-dessus ! Vous pouvez toujours m’écrire des courriels… ça me fait plaisir !!!

A bientôt !

7 juin: premières aventures

juin 8, 2008 par sarahleelandry

Congrès... entre les branches!Depuis mon arrivée, beaucoup de choses ont bougées, même si je ne me sens pas encore complètement installée. J’ai découvert davantage les quartiers entre où j’habite et où je travaille. Dans les guides touristiques, ce sont dans les quartiers nommés pour les 5 à 7 animés et les soirées mondaines. Je n’ai pas vraiment vu cet aspect encore, car je suis surtout passée le matin où les quartiers se réveillent. Je marche beaucoup pour l’instant, car je n’ai pas encore déniché de bicyclette. J’en avais presque trouvé une ce matin, mais elle était vraiment trop vieille et brisée et le réparateur de vélo a dit qu’elle était « useless »… Finalement, je ne l’ai pas pris.

Au boulot, je sais mieux ce que je vais faire, mais je suis encore dans la phase des lectures pour assimiler le projet et comprendre ce que je devrai rédigé. C’est vraiment pratique d’être bilingue, car trois des communautés avec lesquelles je travaille sont francophones. Si mon anglais était meilleur, ce serait encore mieux, mais bon, je me débrouille très bien et nous avons décidé de parler surtout anglais au bureau, alors je vais m’améliorer rapidement !!!

(Pendant que je vous écris, un orage se prépare. D’ici la fin de mon message, il aura sans doute éclaté. La chaleur était accablante aujourd’hui, si cela peut nous permettre de mieux dormir, je ne serais pas contre… ;)

J’ai pris le temps d’aller un peu dans le cœur de la capitale. Ici, entre la Maison Blanche, le Capitole et « Lincoln Memorial », cela s’appelle « the Mall ». On y retrouve aussi une grande quantité de musée, la Bibliothèque du congrès et plusieurs ministères. Vendredi soir, après le travail, je suis allée me promener. Plusieurs bâtiments étaient déjà fermés, mais c’était bien. J’ai pris plein de photos. Je m’amuse d’ailleurs beaucoup avec mon nouveau jouet, la caméra! J’aime tester son mode manuel, même si je ne suis pas encore une pro. En me promenant, je suis tombée sur un jardin (parc) rempli à craquer de personnes, avec une ambiance festive. Je suis entrée, c’était comme un festival de jazz d’un soir. En fait, c’est tous les vendredis de l’été ! J’ai bu une petite sangria pour décompresser de la semaine… wow, il y avait toute une ambiance.

Me at the Librairy of CongressAujourd’hui, il faisait une chaleur accablante. J’ai fait des petites courses dont j’avais de besoin (dont la bicyclette) et ensuite, je voulais aller visiter un musée. Finalement, j’ai choisi d’aller visiter la Bibliothèque du Congrès, car il y avait une visite guidée près de l’heure où j’étais là. Comme toujours depuis que je suis allée au Sénégal, les endroits trop somptueux me font poser des questions. Rapidement, j’ai été émerveillée par la richesse des symboles qui s’y retrouvent, toutes les fresques et leurs significations. Je pense bien aller m’inscrire pour pouvoir lire des livres. Je vais essayer de me trouver une recherche pertinente au travail, car j’ai vraiment envie d’aller dans le côté bibliothèque. C’est quand même la plus grande bibliothèque du monde !!!

(et la pluie qui commence, s’ajoutant au bruit du tonnerre, bientôt ce sera le déluge)

Je dois tout de même m’habituer au voyage, mais je dirais plus à la vie, seule. J’aurais envie de partager ses moments, mais pour l’instant je suis seule. Alors, je me dis… quand Laurence sera là, peut-être qu’on reviendra ici, ou quand François sera là, il faut qu’il visite ceci… Mais bon, je profite aussi de ces moments pour m’habituer à être seule et à en profiter.

4 juin: premiers jours à Washington DC

juin 8, 2008 par sarahleelandry

Après un réveil brutal dû autant au manque de sommeil qu’au cadran n’ayant pas sonné, je dois laisser rapidement les deux François après des salutations tout de même sereine, mais émotive. Me voilà aux douanes sans mon itinéraire complet et il me faut tout mon sang froid pour convaincre les douaniers que je ne vais pas immigrer aux États-Unis… Ça vaut la peine de faire un cours de droit de l’immigration pour se présenter ainsi aux douanes… (En fait, je croyais que le compagnie d’avion me donnerait l’entièreté de mon billet d’avion électronique, mais ce ne fut pas le cas.) J’ai ensuite enfilé deux avions, les plus petit que je n’ai jamais pris. Bon ok, je n’ai jamais pris de petit sesna, mais le premier avion Montréal-New York avait seulement 39 places, c’est quand même pas gros!

En arrivant à Washington, le ciel était clair et on a fait le tour de la ville en avion. Je regardais le sol, toujours aussi intriguée et découvrir le dessin de l’urbanisation. J’étais d’ailleurs intriguée par les carrés de sable drôlement disposé. Bien que je me doutais qu’il s’agissait de terrain de baseball, je ne suis pas experte dans le domaine et … il m’a fallu être plutôt proche pour me rendre à l’évidence ! J’ai aussi pu voir la maison blanche juste avant d’atterrir.

Après avoir revu Maria et discuté un peu, je suis allée faire des petits achats avant de me rendre à l’appartement. J’ai marché dans le quartier du travail, Dupont circle. C’est très joli même si c’est downtown. Il y a des petites clôtures de fer forgé au bas des arbres et beaucoup, beaucoup de fleurs à leur pied. Je ne verrai pas mon jardin fleurir cet été, mais il y a pas mal de verdure ici !! C’est fou, je n’avais pas beaucoup réfléchit à la joie de découvrir un ville, un quartier, d’y habiter, tellement concentrée dans la préparation du voyage et l’anticipation du stage en tant que tel. Mon appartement aussi est très beau. Grand et décoré finement, avec beaucoup de souvenirs principalement asiatique (la locataire travaille à la section asiatique de l’organisation pour laquelle je travaille bénévolement), je vais être bien. Il est situé dans un quartier latino. C’était drôle, j’hésitais entre parlé espagnol ou anglais à l’épicerie tout à l’heure. J’ai même déjà eu une proposition de jumelage linguistique !!